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Ça faisait longtemps que ce n’était pas arrivé: Canadien peut compter sur le meilleur joueur de hockey de la planète. Avec ses cinq points en deux matchs, Eller se retrouve au deuxième rang des marqueurs de la Ligne Nationale, juste derrière Alex Ovechkin, qui a joué un match de plus, le tricheur. Pour ce qui est du nombre de points par match, le danois est imbattable.

Tous les experts le disent (tout en spécifiant qu’il ne faut pas capoter trop vite): Lars Eller est capoté. Après deux matchs, il est clair qu’il s’agit là du joueur de l’année chez Canadien. Finies les comparaisons avec Jan Bulis. Fini les gens qui se plaignent qu’on aurait dû garder Halak. Eller est redevenu le choix de 1ère ronde qu’il n’a jamais cessé d’être. Fallait juste être un peu patient.

Même Martin Lemay de Radio NRJ, qui il y a deux ans, riait de ceux qui « avaient une érection sur Lars Eller » et qui réclamait qu’il soit échangé, disait ce matin qu’il est « un jeune homme rendu dans un corps d’homme » et que le meilleur est à venir pour lui. Un peu plus et il avait une érection.

Nous au Sportnographe sommes tout à fait d’accord avec Lemay. Lars Eller est le joueur d’avenir de Canadien. Il est en ce moment le meilleur joueur au monde, alors imaginez ce qu’il sera dans quelques années. Et à ceux qui diront que nous sautons vite aux conclusions, nous répondrons: va chier. C’est à la mode par les temps qui courent.

Y’a eu un appendice, pis y’est revenu quoi, trois quatre games après, fak c’est un gars qui récupère assez vite.

David Desharnais, apprenti médecin

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Le premier match de la saison de Canadien nous a permis de faire une remarquable découverte: la bagarre, c’est dangereux. En effet, alors que nous aurions dû nous réjouir de la possible saison de 164 buts que connaîtra Lars Eller, tous les projecteurs se sont tournés vers la flaque de sang que George Parros a laissé sur la patinoire.

On doute que ce soit pour la fluidité de son coup de patin que les experts sportifs avaient unanimement salué l’arrivée de George Parros il y a quelques mois. Mais hier, surprise, après qu’il se soit abîmé la moustache sur la glace, ils ont été plusieurs à se demander si les batailles dans la « Ligne » Nationale avaient leur place. Même Michel Bergeron s’est posé la question toi chose.

D’autres partisans de se fesser dans face sont revenus avec leurs arguments béton, rappelant que le hockey n’est pas un sport de moumounes (et autres variantes). Certains ont aussi dit que le hockey n’était pas le seul sport dangereux. On n’a qu’à penser à la Formule 1, le football ou encore, la course à pied, puisque l’on sait très bien que si on s’hydrate mal, on peut mourir en courant. Que le hockey sur glace et se taper dessus à poings nus soient deux sports différents ne leur est pas venu à l’esprit, ce qui embrouille un peu les choses.

Pourtant, à la lumière de la volte-face des adulateurs de Parros, la réponse est simple: oui, les bagarres ont leur place, tant que c’est un joueur de Canadien qui tabasse son adversaire. Si la LNH abolissait les bagarres, sauf pour Canadien, tout le monde serait heureux. Les Chris Neil et autres Colton Orr mangeraient la dégelée de leur vie, nos joueurs ne se feraient pas mal, et la foule crierait comme des fous dans tête (à moins que la foule ne soit une cassette que fait jouer Geoff Molson, comme le propose Ronald King). Du bon vieux hockey, comme dans le futur.

Ceux qui jouent aux gorges chaudes là, laissez moi tranquille avec ça, on a rempli le Centre Bell, pas en raison de ça, mais ça fait parti du jeu.

Martin Lemay, qui joue aux gorges chaudes

Effectivement, tout le monde compatise avec la situation de George Parros et c’est normal.

Dany Dubé, compatissant

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Chaque saison que Gary Bettman nous amène, notre équipe de statisticiens chevronnés attend avec impatience les prédictions des experts afin d’établir nos prédictions sur la place que prendra Canadien au sein du classement. Généralement, cela consiste à le placer premier dans l’Est, parce que les experts font semblant d’être objectifs et installent généralement Canadien en milieu de peloton.

Or l’an dernier, Réjean Tremblay nous avait scoopé en prédisant la Stanley pour Canadien, ce qui nous avait beaucoup déçus. C’est que généralement, notre meilleure chance de remporter la loterie des prédictions est de dire le contraire des experts.

Cette saison toutefois, personne n’a encore osé dire que Canadien finira dans le haut du classement, sauf nous. Il ne fait pourtant aucun doute que c’est la place de cette belle équipe remplie d’esprit. Eille, ils sont allés jouer au paintball tous ensemble, c’est tu pas beau ça?

Quand même, Canadien a terminé au 2e rang l’an passé et personne ne peut contredire le fait qu’ils se sont améliorés depuis, avec l’acquisition de Daniel Brière, George Parros et Stéphane Waithe, l’entraîneur des gardiens mieux connu sous le nom de « huitième merveille du monde ». De plus, les jeunes sont moins jeunes, donc meilleurs, et Louis Leblanc n’a pas fait l’équipe. Juste du bon, quoi.

Si nos calculs sont bons, 2e place + améliorations = 1ère place. Et c’est pourquoi Canadien terminera premier dans l’est.