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C’était en fin de semaine que les joueurs de Canadien faisaient leur bilan de la saison. Il s’est dit beaucoup de choses qui ne veulent rien dire, comme c’est souvent le cas avec les joueurs de hockey. Mais, outre le fait que Michael Ryder a « oublié » de se présenter (comme il avait oublié de se présenter en séries, on suppose), une chose a retenu notre attention.

En effet, Carey Price a insinué qu’il vivait mal avec sa célébrité et n’osait plus aller faire son épicerie de peur d’être reconnu. Voilà qui explique bien des choses. Comment voulez-vous que Price garde la forme s’il ne peut s’acheter du steak et du spaghetti? Tout le monde sait que les joueurs de hockey mangent un steak ou du spaghetti avant un match. Ce n’est pas en se faisant livrer du chinois tous les jours que l’on reste en bon état d’arrêter des rondelles.

Price a besoin de protéines, de légumes frais et de Froot Loops multigrain s’il veut rester dans le top 30 des gardiens de la « ligne ». Or en ce moment, il flirte dangereusement avec le trentième rang des gardiens qui arrêtent le plus de rondelles et ça a sans doute un lien avec le fait qu’il n’a pas accès à du bon yogourt grec aux fraises avec probiotiques.

Pour que Canadien nous offre une bonne saison l’an prochain, il nous faut un Carey Price au sommet de sa forme (et que Bergevin oublie de signer Ryder). La prochaine fois que vous le verrez chez Provigo en train de choisir des biscuits (pour manger, pas pour bloquer des lancers), faites comme si vous ne l’aviez pas reconnu. Pour une fois que le partisan peut faire quelque chose qui améliorera l’équipe…

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Dure soirée pour l’amateur de Canadien qui pendant au moins cinq minutes en début de rencontre s’est dit que tabarouette, tout est possible. Mais le naturel est revenu au galop: Le gardien du Ottawa a été bon et celui de Canadien, pas tant que ça.

C’est vrai qu’on a été battu, au fond, par quoi? Par l’argent et le vote des arbitres, essentiellement. Si les arbitres n’avaient pas fait 289 erreurs, la Flanalette aurait égalé la série, planté les Sénateurs et gagné la Coupe. Personne ne peut contester ça.

C’est aussi à cause de l’argent. Si Pierre Gauthier n’avait pas investi autant d’argent pour des joueurs pas bons dans les dernières années, Canadien aurait au moins deux trois attaquants de puissance de plus dans ses rangs. Au moins Marc Bergevin pourra repartir à presque neuf pendant l’été. D’ailleurs nous allons consacrer un dossier spécial de 78 articles dans les deux prochains mois sur l’avenir de l’équipe. Manquez pas ça.

Reste que tout n’est pas négatif. Avec cette nouvelle rivalité qui vient de naître entre Montréal et Ottawa, le retour des Nordiques n’est plus nécessaire. Canadien n’a pas besoin de deux équipes pour se crinquer et les Sénateurs feront en masse le travail.

Bref, ce que Canadien est en train de nous dire, c’est à la prochaine fois.

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Il y a tout lieu d’être optimiste en vue du match de ce soir. Plusieurs des éléments qui ont contribué aux défaites de Canadien ne font plus partie du portrait.

D’abord, exit les White, Gionta, Prust, et peut-être Pacioretty avec qui l’équipe n’a (presque) pas gagné. La plupart des experts ont dit ne pas comprendre la décision de Michel Therrien de bencher Galchenyuk et Halpern en troisième période malgré que ces deux-là ont développé une chimie du tonnerre. Ce soir, Therrien n’aura pas le choix de leur donner du temps de glace puisque tous les autres joueurs sont blessés.

Il en va de même pour Gabriel Dumont qui a remporté 100% des trois mises en jeu auxquelles il a participé. Imaginez s’ils les avaient toutes prises. Ottawa n’aurait jamais eu la rondelle. Ce sera sûrement le cas ce soir.

Surtout, Peter Budaj sera devant le filet, lui qui a remporté huit victoires à ses huit derniers départs. Pourquoi ne continuerait-il pas sur cette lancée? Remporter des matchs est généralement gage de victoire, à ce qu’il paraît.

Ne reste plus qu’à espérer que Michael Ryder et David Desharnais se rentrent dedans à l’entraînement et se blessent au bas du corps (d’ailleurs, Desharnais n’a que ça, un bas du corps) pour que les astres soient parfaitement alignés. Tous les espoirs sont permis.

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Difficile soirée pour Canadien. La déviation suicide de Raphaël Diaz en prolongation a jeté l’équipe au bord du gouffre. Certains qui croyaient que la victoire était dans la poche auraient dû se souvenir du célèbre dicton de Pierre Houde : c’est pas complet tant que c’est pas complété.

Or clairement, les arbitres ont joué un rôle important dans la défaite. Il y a eu ce but de Chose Zibanejab avec le patin. Toronto a décidé qu’il ne s’agissait pas là d’une motion de kickage intentionelle. Il y a aussi eu les dégagements refusés qui n’auraient pas vraiment dû l’être. Et il y a peut-être eu Kyle Turris qui a retenu le bâton de Price sur le deuxième but.

Tout ça pour dire que malgré tout, Canadien n’est pas sorti de ses gonds pour chialer contre les arbitres. C’est qu’il est de notoriété publique qu’un arbitre ne change jamais d’idée (sauf aux 4 Glaces de Brossard) et que ses décisions sont irrévocables. De plus, on présume que Michel Therrien ne voulait pas déconcentrer ses joueurs. Déjà que sa chemise rose était propice à détourner l’attention.

Or qu’est-ce que cette prudence a donnée? À-rien. Canadien a perdu et dans les circonstances, il faut se demander s’il n’aurait pas été mieux de postillonner au visage des arbitres et de leur crier qu’ils sont des mangeux de marde à la solde du Canada anglais (ou quelque chose comme ça). Ça aurait au moins fait évacuer la vapeur en vue du prochain match.

Mais tout n’est pas perdu, avec Ryder qui est tout feu tout flammes et Budaj qui s’amène, ça sent le Canadien en 7.

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Selon 362 sources bien informées sur Twitter, P.K. Subban serait en nomination pour le trophée Norris remis au meilleur défenseur de la « ligne » nationale. Il est vrai qu’après avoir fait du boudin pendant quelques jours au début de la saison, Subban est revenu en force pour mener Canadien au deuxième rang dans l’Est.

Or depuis au moins un match, Subban n’est plus lui-même. Il a été complètement déstabilisé par la moustache de l’entraîneur du Ottawa qui joue dans la tête de la Flanalette. Dimanche soir, il a obtenu environ 28 punitions et s’est battu avec un gars qui ne voulait pas se battre. D’ailleurs, ils étaient quatre qui voulaient se battre, contre trois, qui ne voulaient pas, mais ce sont les trois qui ont gagné.

Le match de ce soir sera des plus importants. Même que Pierre Rinfret l’a qualifié de « match de quatre points ». Et un match de quatre points en séries, c’est assez rare. Il faut être prêt. C’est ce soir que l’on verra si Canadien s’est remis du matraquage de dimanche, mais c’est aussi ce soir que l’on verra si Subba mérite le Norris.

Comme il ne reste plus vraiment de joueurs qui jouent bien dans cette équipe, à part Brendan Gallagher, Subban devra élever son jeu d’un cran, réaliser un tour du chapeau, casser la yeule de Chris Neil et faire un plongeon pour empêcher deux buts que Carey Price aurait laissé passer pour des raisons personnelles. À ce moment, on saura que Subban est un grand parmi les grands.

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Hier soir à Ottawa, Canadien a pété les plombs. Tout le battage médiatique et la guerre de mots entre les deux équipes aura eu raison de la fragile santé mentale du club. Les Prust, Bouillon, et autre Subban sont allés rejoindre Michael Ryder et David Desharnais dans leur profonde dépression.

Même Carey Price qui avait (très) récemment (et brièvement) montré qu’il était le meilleur gardien au monde a cédé sous la pression mentale qu’ont imposée les Sénateurs. Humilié aux poings et aux points, Canadien a perdu la guerre psychologique.

La bonne nouvelle dans tout ça, c’est qu’au hockey, pas besoin d’être vite vite dans tête. Il ne faut que se souvenir de quelques règles précises: ne pas oublier de patiner vite et d’être intense, faire des passes sur la palette et faire semblant de tomber quand quelqu’un t’accroche afin qu’il pogne une pénalité.

Il y a donc de l’espoir pour le match de demain. À l’entraînement, Michel Therrien rappellera à ses joueurs ces quelques règles. Au pire, ils peuvent les écrire dans le fond de leur main au cas où ils auraient un trou de mémoire. Il devra aussi lui-même faire sa part en restant calme derrière le banc, et si possible, en choisissant une chemise qui sort mieux à la télé (le rayé, c’est à éviter). Reste maintenant à gagner la guerre physiologique.

Canadien en six.

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En 2007, Jacques Demers alors analyste à RDS, y allait d’une déclaration fracassante :  » Montréal va gagner la Coupe Stanley avec Jim Carey « . Plusieurs à l’époque ont douté de la lucidité de cette prédiction (le fait que Demers ne sache pas le nom de Carey Price n’a sans doute pas aidé).

Pourtant, après la performance éclatante de Jim Carey Price hier contre les Morses d’Ottawa, force est de constater que Jacques Demers est un visionnaire. D’ailleurs on aurait dû s’en douter lorsqu’il a accepté une job de sénateur qui lui garantit un salaire à vie tout en se pognant le derrière. Le gars a du flair.

En plus de mystifier l’attaque du Ottawa, Price a perdu deux dents tout en demeurant d’un incroyable sang-froid. On sait pourtant qu’une visite chez le dentiste est la principale cause d’anxiété chez l’adulte moyen, juste après le stress de manquer le truck de vidanges. Price, lui, est resté de glace, de la même façon qu’il reste de glace quand vient le temps d’arrêter un tir de routine de Silfverberg.

Depuis hier, Carey Price est le meilleur gardien au monde et demain, Canadien va gagner la coupe avec Jim Carey.

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Les experts en matière de recevoir, de donner ou d’observer des commotions cérébrales l’ont dit: la mise en échec de Gryba à l’endroit de Lars Eller était tout à fait légale. Pas de coude dans face, pas de coup à la tête, rien de malhonnête ici.

En fait tout ça serait un peu de la faute de Raphaël Diaz qui a servi une passe suicide à Eller. Bon, le concept de passe suicide est à revoir puisque le gars qui effectue la passe n’est pas celui qui se fait décapiter. Le suicidé ne s’est donc pas suicidé au sens propre du terme. On suggère plutôt « passe homicide involontaire avec circonstances aggravantes ».

On dit aussi que c’est un peu de la faute d’Eller lui-même qui n’aurait pas dû se mettre en position de se ramasser à l’hôpital. Bref, une mise en échec qui a pour conséquences une commotion cérébrale, plusieurs dents incrustées dans la patinoire, un protège-dent pogné dans le gorgoton, un nez cassé, une mâchoire disloquée, une visière en mille morceaux et du sang qui pisse partout est tout à fait légale.

Ce qui nous fait nous poser la question suivante : faudrait-il bannir les mises en échec légales? Je suis victime chaque semaine aux 4 Glaces de Brossards de ce genre de passe homicide involontaire avec circonstances aggravantes et je ne me suis jamais retrouvé à l’hôpital. Tout au plus ai-je attrapé un rhume après avoir serré la main d’un adversaire qui venait de se moucher dans sa main, à la fin d’un match. C’est qu’à Brossard, il n’y en a pas de mises en échec légales.

Personne ne mérite de vivre ce que Lars Eller a vécu. Surtout pas un joueur de Canadien.

Canadien en 5.

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C’est ce soir que s’amorcera la vraie saison de Canadien. Une saison d’autant plus vraie que la fausse saison cette année était une demi fausse-saison. Ce sera l’occasion pour les amateurs de hockey de voir évoluer en même temps sur la glace, les deux meilleurs défenseurs de la « ligne » nationale.

D’un côté, il y a évidemment P.K. Subban, le candidat numéro un pour remporter le trophée Norris. Dire qu’en début de saison, on le considérait comme un gars indiscipliné, qui faisait la baboune pour quelques millions. Certaines langues sales parlaient même de l’échanger.

De l’autre côté, il y a bien sûr Andreï Markov, la force tranquille de la Flanalette. Certains diront qu’il a ralenti en fin de saison, mais il ne faut pas le mettre de côté pour autant. Son genou bionique lui permettra assurément de combler les pertes d’Alexeï Emelin et de Davis Drewiske (il est rendu où ce défenseur que Françis Bouillon qualifiait de « vol de l’année »?).

Avec les deux meilleurs défenseurs de la « ligne » sur la glace, Canadien va complètement éclipser la brigade défensive du Ottawa menée par un gars dont on ne se souvient pas du nom. Reste à savoir lequel des deux aura le dessus. C’est un combat de titans qui s’annonce.

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Vous le savez, nous au Sportnographe ne sommes pas du genre à voir la vie en rose (à part des fois, lorsqu’il est question de Canadien). C’est pourquoi avant de faire une prédiction objective sur l’issue de la première ronde minatoire contre le Ottawa, il convient de bien évaluer les forces en présence.

D’un côté, on a P.K. Subban, le possible récipiendaire du trophée Norris. On a Brendan Gallagher, le possible récipiendaire du trophée Calder. On a Michel Therrien, le possible récipiendaire du trophée Adams. Et on a Travis Moen, le possible récipiendaire du trophée récipient d’air.

Il y a aussi Price qui a terminé l’année en beauté (si on exclut les huit matchs précédents). Eller qui nous a fait oublier Halak et Galchenyuk qui est maintenant par définition, un vétéran d’une saison dans la Ligne Nationale.

Et du côté des Sénateurs? On sait pas trop s’ils ont des bons joueurs parce qu’on est trop occupés à suivre Canadien. On sait juste que Stephen Harper a déjà songé à abolir le sénat. Ça en dit long sur le club.

Donc après avoir regardé minutieusement les deux équipes, il est clair que Canadien dominera toutes les phases du jeu. C’est pourquoi nous estimons que Canadien va l’emporter en quatre petites parties.